Ralliez-vous à mon panache bleu

mardi 24 janvier 2012

Losing ground - la tragédie de l'Etat-providence (4/5)



Toutes ces modifications des règles du jeu - certaines légères, d’autres plus importantes - allaient dans la  même direction. Il était plus facile de s’en sortir sans travailler. Il était plus facile pour un homme d’avoir un enfant sans être responsable de son entretien et de son éducation. Il était plus facile pour une femme d’avoir un enfant sans avoir de mari. Il était plus facile d’échapper à la sanction pour les délinquants. Il était plus facile de se procurer de la drogue. Parce qu’il était plus facile de vivre sans travailler il était aussi plus facile de ne rien faire à l’école. Parce qu’il était plus facile de vivre sans travailler il était plus facile de quitter son travail au moindre caprice et de négliger les comportements et les habitudes qui vous font apprécier d’un employeur.
Sur le long terme la voie la plus facile se révélait une impasse. Celui qui, à vingt cinq/trente ans, s’est bâti un CV montrant qu’il n’est pas un employé fiable et travailleur restera probablement toute sa vie en bas de l’échelle salariale. L’adolescente qui a un enfant et qui vit des aides du Welfare State est presque sûre de rester toute sa vie dépendante de ces aides. Et ainsi de suite.
Mais pour comprendre que cette voie facile est une impasse, il faut une capacité à percevoir les conséquences à long terme de certains comportements qu’il ne serait pas raisonnable d’attendre de la part de gens sans qualités particulières, comme Harold et Phyllis.
En 1960, Harold aurait gardé son travail au pressing, bien que ce travail soit pénible et inintéressant. Au bout de quelques années, parce qu’il se serait montré un employé sérieux, son patron lui aurait peut-être proposé un poste un peu plus intéressant et mieux payé. Petit à petit, en accumulant de l’expérience, en développant quelques compétences, en se bâtissant une bonne réputation, Harold aurait sans doute grimpé dans l’échelle salariale et serait passé d’un emploi précaire, mal payé et pénible, à un emploi relativement sûr, mieux rémunéré et moins désagréable. Sa vie et celle de Phyllis n’aurait pas été une success-story pour autant. Tous deux auraient sans doute continué à vivre petitement jusqu’à la fin de leurs jours. Leur vie aurait simplement été celle d’innombrables générations de travailleurs américains, qui commencent très bas et finissent moins bas, avec l’espoir raisonnable que leurs enfants s’élèveront plus haut qu’eux.
En termes purement économiques il n’est pas sûr que leur comportement responsable aurait beaucoup rapporté à Harold et Phyllis, même dans le scénario modérément optimiste esquissé ci-dessus.
La vérité est que les motivations tangibles que la société, n’importe quelle société, peut offrir à des jeunes gens pauvres et sans talents pour bien se conduire sont essentiellement basées sur la crainte : « si tu n’étudies pas à l’école, nous t’expulserons ; si tu commet un délit, nous te mettrons en prison ; si tu ne travailles pas, nous rendrons ta vie si misérable que n’importe quel emploi te paraitra préférable. » Promettre davantage serait mentir.
Pourtant nous aurions tort de conclure que la vie d’Harold et Phyllis serait plus heureuse à l’ombre du Welfare State. A partir des années 1970, la charité publique a certes permis à presque tous les Harold et Phyllis de vivre en travaillant moins, voire plus du tout, mais elle a en même temps dégradé la qualité de leur vie d’une manière que les indicateurs économiques ne peuvent pas mesurer. Et nous touchons là au second effet - psychologique - pervers du Welfare State.

La prémisse essentielle qui a guidé la transformation de la charité publique en un Etat-providence tentaculaire est, nous l’avons vu, la négation de la responsabilité individuelle : ceux qui sont pauvres ne sont pas responsables de leur situation.
Avec cette transformation, les pauvres furent homogénéisés, d’un point de vue moral. Plus de distinction entre les pauvres méritants et les pauvres non méritants. Entre les travailleurs et les paresseux, entre ceux qui s’en sortent par eux-mêmes et ceux qui se laissent aller à dépendre de l’aide sociale, entre ceux qui se conduisent de manière responsable et ceux qui se conduisent de manière irresponsable : les pauvres sont tous des victimes
Les agents de l’Etat-providence se mirent donc en devoir d’apprendre aux pauvres que ceux qui sont sans ressources ne sont pas responsables de leur situation, que l’aide sociale est un droit, et qu’il ne faut pas avoir honte de réclamer ses droits.
Mais si être aidé cesse d’être honteux, alors s’en sortir par soi-même cesse d’être honorable. Si ceux qui vivent des aides sociales ne doivent pas être considérés comme responsables de leur situation, alors ceux qui parviennent à se suffire à eux-mêmes ne peuvent pas non plus retirer de fierté du fait d’être indépendants. Autrement dit, l’Etat-providence a peu à peu ôté aux pauvres honnêtes et travailleurs la principale récompense de leur honnêteté et de leur labeur.
Outre le salaire, la satisfaction morale qui s’attache au fait de subvenir par soi-même à ses besoins et à ceux de sa famille est en effet, la plupart du temps, la seule satisfaction que peuvent procurer les emplois situés en bas de l’échelle salariale. Des emplois qui, en plus d’être mal payés, sont aussi, le plus souvent, répétitifs, salissants, pénibles, voire dangereux.
Cette satisfaction, cette fierté légitime de ne pas dépendre d’autrui, a beau être immatérielle elle n’en est pas moins très réelle, et elle était traditionnellement renforcée par les louanges accordées par la communauté à ceux qui se conduisaient de manière responsable - revers de la désapprobation qui attendait ceux qui se conduisaient de manière irresponsable.
Un homme qui occupait un emploi très subalterne, et qui grâce à cela subvenait aux besoins de son épouse et de ses enfants, pouvait avoir l’impression justifiée qu’il accomplissait quelque chose de réellement important. Qu’il était quelqu’un qui comptait, si bas que puisse être son statut social.
Mais dans la nouvelle configuration de l’Etat-providence, le message implicite est que celui qui persiste à exercer un emploi au bas de l’échelle plutôt que d’accepter des aides sociales est réellement un naïf ou un idiot, un dupe du « système ». Non seulement il est désormais possible de vivre sans travailler, mais en plus vivre sans travailler a cessé d’être déshonorant.
Cette dé-moralisation de l’indépendance et de la responsabilité individuelle produisit ses effets principalement sur les plus jeunes générations. Les plus âgés étaient relativement immunisés contre le nouveau chant des sirènes par les habitudes contractées au cours d’une vie laborieuse. Les plus jeunes, en revanche, étaient naturellement plus ouverts à la nouveauté et un nombre croissant d’entre eux cessa d’écouter les admonestations démodées de leurs parents. Comme le remarque Charles Murray, l’ironie amère de tout cela est que les parents les plus attachés à la vieille moralité étaient aussi, en général, ceux qui apprenaient à leurs enfants à prendre pour modèle les gens instruits et ayant réussi ; ces mêmes gens instruits qui venaient maintenant répandre la bonne nouvelle qu’il n’est pas honteux de dépendre de la charité publique.

L’Etat-providence est en général envisagé en termes purement économiques. Il ne s’agit, pensons-nous, de rien d’autre que de demander aux uns une portion de leur superflu pour accorder aux autres le nécessaire, pour reprendre les termes de Tocqueville. Envisagés en ces termes il est effectivement difficile d’opposer des objections sérieuses à l’Etat-providence. Pour quels justes motifs refuserions-nous d’aider nos frères dans le besoin alors que nous sommes dans l’abondance ? Nous pouvons discuter du montant du chèque, mais guère de son principe.
Cependant les statistiques et les analyses présentées par Charles Murray nous obligent à réaliser que cette manière de concevoir l’Etat-providence est largement trompeuse. Les transferts opérés par l’Etat-providence sont en partie des transferts monétaires des catégories plus aisées de la population (en pratique essentiellement les classes moyennes) vers les catégories moins aisées. Mais bien plus souvent les transferts sont non monétaires, et ils ont lieu à l’intérieur des catégories défavorisées. Les catégories les plus favorisées ordonnent ces transferts, mais ce sont les pauvres qui doivent en payer le prix.
Prenons le cas de la modification des règles scolaires. Ces modifications, rendant beaucoup plus difficile de punir et d’expulser les élèves perturbateurs, étaient motivées officiellement par le désir d’aider ces élèves perturbateurs, qui étaient considérées avant tout comme des victimes. Leur comportement s’expliquait, disait-on, par la situation socialement défavorisée qui était la leur et les punir pour ce comportement revenait à les punir pour être pauvres. Les élèves indisciplinés devaient donc rester à l’intérieur de l’école. La conséquence évidente est que la discipline à l’intérieur des salles de classe accueillant ces élèves « issus de milieu défavorisé » s’est beaucoup dégradée, pour ne pas dire que dans trop de cas elle a purement et simplement disparu et qu’il y est devenu impossible d’enseigner et d’apprendre.
Cette modification des règles ne coûte a priori pas d’argent à la collectivité, et cependant un transfert a bien été effectué. Pour améliorer la situation des élèves perturbateurs nous dégradons la situation des élèves travailleurs et disciplinés. Nous opérons un transfert immatériel des bons élèves vers les mauvais élèves. Les mauvais élèves restent à l’école, mais les bons élèves ont plus de difficulté à apprendre puisque l’ambiance de la classe s’est dégradé.
En pratique ce transfert a presque toujours lieu des enfants issus des catégories défavorisées vers d’autres enfants des catégories défavorisées. Le fils de pauvre, qui est disposé à écouter ses professeurs, à travailler et à apprendre, doit abandonner l’opportunité de s’instruire et de s’élever par l’école pour que le fils de pauvre qui n’est pas disposé à travailler et à apprendre puisse rester dans la même école que lui. Il ne saurait en effet être question de bâtir des filières différentes pour ces deux types d’élèves : les mêmes principes qui ont conduit à modifier les règles de la discipline scolaire conduisent aussi à refuser toute « ségrégation » scolaire, c’est à dire à séparer les bons élèves des mauvais.
Ces transferts des pauvres vers les pauvres sont au cœur de l’Etat-providence.
Lorsque des délinquants issus de milieu défavorisés, selon l’expression consacrée, sont laissés en liberté sous prétexte qu’ils sont avant tout des victimes du « système », les risques d’être victime de la criminalité augmentent avant tout pour les gens pauvres qui vivent dans les mêmes quartiers que ces délinquants. Ce sont eux, et non pas les catégories favorisées de la population, qui doivent abandonner une large part du bien que l’on nomme « sécurité » afin que les jeunes délinquants n’aient pas à être punis. Lorsque les programmes de formation professionnelle sont conçus en fonction des capacités des plus médiocres, ce sont les pauvres les plus capables qui doivent abandonner l’opportunité de développer leur potentiel professionnel. Lorsque les politiques sociales instillent l’idée que certains emplois sont trop dégradants pour être occupés, ce sont les pauvres qui préfèrent occuper ces emplois plutôt que de dépendre de la charité publique qui doivent abandonner une partie de ce qui faisait leur dignité personnelle.
D’une manière générale, l’Etat-providence, à partir du milieu des années 1960, a effectué des transferts considérables entre les pauvres, des pauvres les plus capables vers les pauvres les moins capables, des pauvres les plus honnêtes vers les pauvres les moins honnêtes, des pauvres les plus responsables vers les pauvres les moins responsables. En retour, l’Etat-providence a uniquement donné à ces pauvres méritants la seule chose qu’ils n’auraient jamais demandé : un accès plus facile à la charité publique.

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21 commentaires:

  1. Démonstration éblouissante !
    Les conséquences psychologiques paraissent à posteriori évidentes, on se dit " mais oui, bien sûr, c'est tout à fait ça !". Cette nouvelle grille de lecture n'a pas fini de nous éclairer sur le malaise des classes laborieuses qui, quoi qu'en pense la gauche, ne dépend pas uniquement du nombre d'euros dont ils disposent.

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  2. C'est lumineux !!!
    Que l'on n'ait pas, à priori, envisager les effets pervers (tous les effets...)de la "charité publique" passe encore. Mais que l'on s'obstine à aller toujours plus loin dans cette voie, comment peut-on le justifier ?
    Revenir en arrière me parait plus que difficile, à moins d'une faillite totale du système...et là on n'aura plus que nos yeux pour pleurer...

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  3. Dixie, Nana,
    Les mauvaises idées ne meurent pas si facilement. Une fois qu'elles sont bien en place elles ont pour les défendre tout un tas de gens qui, soit en tirent leurs moyens d'existence, soit ont investi leur réputation et une partie de leurs passions dans leur perpétuation.
    Pour ce qui est de la faillite du système, je crois qu'elle arrive.

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  4. "Lorsque les politiques sociales instillent l’idée que certains emplois sont trop dégradants pour être occupés, ce sont les pauvres qui préfèrent occuper ces emplois plutôt que de dépendre de la charité publique qui doivent abandonner une partie de ce qui faisait leur dignité personnelle."

    Avec pour corollaire l'importation de main d’œuvre suffisamment exotique pour accepter d'occuper ces emplois "dégradants".

    Il est à remarquer que dans certaines régions,notamment en Bretagne et en Normandie (à l'exception des grandes agglomérations) ces emplois ne semblent pas être jugés dégradants par les autochtones qui les occupent. Reste de moralité ? Je l'espère. C'est pourquoi je pense que le salut viendra de la France profonde.

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    1. Vous avez raison Jacques Etienne. Quand je pars en vacances dans certains endroits reculés de la France, je peux parfois avoir l'impression que rien ou presque n'a changé depuis des décennies, le progrès technique mis à part. Malheureusement je sais bien que cette impression est en partie trompeuse et surtout je ne crois pas qu'il y ait d'exemple que les campagnes l'emportent sur les villes, en termes d'influence politique.
      Il est absolument nécessaire, si nous voulons espérer quelque chose, de modifier les opinions des catégories "intellectuelles" de la population, catégories qui, par la force des choses, gravitent autour des villes.
      Mais je ne crois pas cela impossible (sinon je n'écrirais pas^^).

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    2. Mouais... Où je vis, la campagne était restée chouanne jusqu'en 1799 (suite à l'assassinat, sur ordre de Bonaparte, du Comte de Frotté) tandis que bourgs et villes étaient républicains. L'apparente victoire des "progressistes" fut de courte durée, vu qu'après l'empire vint la restauration, la monarchie de juillet, le second empire et que la république ne s'installa pour de bon que suite à l'entêtement de Henri V, Comte de Chambord. Un siècle de gagné, c'est toujours ça... Et ce n'est pas forcément fini.

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    3. Je confirme ce que dis Jacques Étienne : cela fait plusieurs années que je suis frappé de constater que les éboueurs qui passent devant chez moi une fois par semaine sont des “de souche” à presque cent pour cent.

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    4. Jacques Etienne, voilà un sujet passionnant malheureusement impossible à traiter convenablement ici. Juste deux remarques donc.
      Les Chouans ont perdu la guerre notamment parce qu'ils n'avaient pas réussi à faire basculer de leur côté les centres urbains. Ils savaient que c'était une faiblesse mortelle, d'où leurs tentatives, vouées à l'échec, de s'emparer de Nantes ou de Luçon. Mais ces questions militaires sont un peu connexes par rapport au sujet qui nous occupe.
      Ma seconde remarque est que la destruction de la République n'est pas identique à la destruction des idées républicaines. La restauration porte très mal son nom, car ce n'est que l'aspect extérieur de la monarchie qui a été rétabli, et encore incomplètement. L'Ancien Régime était bel et bien mort en 1789. Louis XVIII l'avait bien compris, pas Charles X, qui n'a pas duré longtemps.
      On pourrait analyser chacun des régimes qui se sont succédé entre 1794 et 1875 et montrer que tous ont du s'appuyer d'une manière ou d'une autre sur les idées nouvelles et rendre hommage à la déesse égalité, même lorsqu'il s'agissait d'établir une forme de despotisme.
      L'ouvrage le meilleur, bien qu'incomplet, sur cette question reste L'Ancien Régime et la Révolution.
      On pourrait même, je crois, montrer que les chouans eux-mêmes étaient plus contaminés par les idées révolutionnaires qu'ils ne le pensaient ou ne voulaient bien le dire.
      Vaste programme.

      Didier : chez moi les éboueurs sont convenablement "diversifiés". Mais il est vrai que j'habite pas très loin d'une assez grande ville.
      Contre exemple : je discutais il n'y a pas longtemps avec un artisan qui me confiait son incapacité à recruter des apprentis - il avait dû se résoudre à former un ancien chauffeur routier à la quarantaine bien entamée. Selon lui tous ses collègues étaient dans le même cas.
      Certes il ne s'agit pas d'emplois "dégradants", mais si l'on peine à trouver des tailleurs de pierre ou des plombiers, comment espérer trouver des éboueurs ou des égoutiers?

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  5. "Les mauvaises idées ne meurent pas si facilement"
    Oui, malheureusement, il me semble qu'il a été prouvé, de façon expérimentale, que les gens avaient tendance à persister dans l'erreur, et ce, à tous niveaux.
    Le " gel décisionnel " est un piège que l'on n'évite ( et encore) qu'en ayant conscience de son poids sur les décisions que l'on prend.

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  6. Les gens (dans lesquels je m'inclus bien sûr) ont effectivement tendance à persister dans l'erreur. Ca s'appelle l'amour-propre. Mais heureusement nous avons aussi à notre disposition autre chose qui peut parfois contrecarrer cette tendance fâcheuse. Ca s'appelle la raison. Une ressource trop méconnue.

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  7. Aristide : pour les artisans, tous ou presque disent la même chose aussi par chez moi…

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  8. Votre blog est particulièrement intéressant.
    Mais je vous ai "perdu de vue" faute de pouvoir m'inscrire.
    Pouvez-vous me guider ?

    Ceci dit, vivant à la campagne depuis ma retraite,
    j'observe aussi une division de la population modeste (le mot pauvre est quasiment une insulte) en deux parties : ceux qui n'ont pas de gêne à bénéficier de la "charité publique" et ceux dont l'amour-propre rend combatifs (Je garde en mémoire l'expression employée par ma mère selon laquelle "nous n'avons jamais été inscrits sur les listes d'"indigents" -terme employé dans les 50's qui ferait un sacré effet aujourd'hui-).

    La fonction d'éboueur -qui exige de se lever tôt- semble reprendre de la considération; cela s'explique sûrement par le fait que l'individu courageux peut effectuer une double journée et donc un (relativement) bon revenu.

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    1. René, il se trouve justement que j'ai rajouté dernièrement un gadget qui devrait permettre d'être averti par e-mail des mises à jour. Il se trouve à la fin des messages, avant les archives.
      Evidemment je ne l'ai pas essayé moi-même^^.
      La division dont vous parlez a toujours existé, bien évidemment. Mais l'Etat-providence met tout son poids dans la balance pour augmenter la catégorie des pauvres non méritants (oh, le vilain mot). Et il réussit très bien.

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  9. Aristide : l'amour propre, oui, mais pas que. J'ai lu il y a longtemps quelque chose la dessus dans un petit bouquin bien sympathique : " petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens", qui expliquait le mécanisme du piège abscons (ah ah ah) ....faut que je le retrouve ou le rachète.

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    1. Ce serait bien effectivement, et si vous pouviez nous en faire un compte-rendu encore mieux. Peut-être pourrait-on s'en servir pour résoudre certains des problèmes qui nous préoccupent. Suivez mon regard...

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  10. J'ai beaucoup apprécié le passage sur l'enseignement et les règles scolaires, jusqu' où va t on descendre.

    Je viens de terminer le livre de Jean Sévillia: "Politiquement incorrect"; je l' ai acheté avant qu'il soit interdit et vendu sous le manteau.

    Le dernier chapitre fait froid dans le dos:

    Frères humains, qui après nous vivez,
    N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
    Car, si pitié de nous pauvres avez,
    Dieu en aura plus tôt de vous mercis.....

    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

    Nous ne sommes pas encore pendus au bout d'une grue mais l' avenir est verts sombre.

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    1. Vert sombre ? allons, allons, l'avenir est plutôt couleur de caramel, le caramel industriel qui nappe les flamby.C'est une jolie couleur, vous ne trouvez pas ?

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  11. Le caramel, oui mais en "Dulce de leche" et certainement pas sur du flamby, berk!!!

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  12. "Le fils de pauvre, qui est disposé à écouter ses professeurs, à travailler et à apprendre, doit abandonner l’opportunité de s’instruire et de s’élever par l’école pour que le fils de pauvre qui n’est pas disposé à travailler et à apprendre puisse rester dans la même école que lui"
    C'est exactement ce qui se passe et c'est une tragédie.
    Tout le billet est juste. On déshabille le pauvre méritant pour habiller celui qui ne veut pas être habillé.
    Or on vit mieux tout nu au soleil de l'Afrique.

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  13. A ce propos, Carine, je vous conseille de lire ceci, si vous ne l'avez pas déjà fait : http://celeblog.over-blog.com/article-pour-renforcer-l-autorite-sapons-la-95810318.html
    Avec la droite au pouvoir, l'autorité c'est du sérieux, scrogneugneu!

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