Ralliez-vous à mon panache bleu

jeudi 21 janvier 2016

Trompez qui vous voudrez





Dans le premier tome de De la démocratie en Amérique, Tocqueville affirmait que l’influence et l’autorité des légistes était « la plus puissante barrière contre les écarts de la démocratie » car leur formation et leur profession, disait-il, leur donnent « une partie des goûts et des habitudes de l’aristocratie », notamment le respect pour le passé, « l’amour naturel des formes » et un « penchant instinctif pour l’ordre ».
En 1835, lorsque Tocqueville écrivait cela, ce jugement était probablement exact. Depuis ce moment, hélas, la caste des légistes a perdu presque toutes les caractéristiques que lui assignait Tocqueville, hormis sans doute la très haute opinion qu’elle entretient d’elle-même et son mépris profond pour le gouvernement populaire.
Un récent arrêt de la Cour de Cassation vient ainsi nous rappeler à quel point des plus hautes juridictions, qu’elles soient d’ailleurs nationales ou internationales, coule désormais à flot presque continu un relativisme corrosif et hautain, alimenté par le dédain pour la moralité ordinaire tout autant que par la soumission aux modes intellectuelles les plus superficielles, pourvu qu’elles flattent les instincts autoritaires des légistes.
La plus haute juridiction judiciaire française vient en effet de décider, en substance, que l’adultère n’était plus acte déshonorant, et que par conséquent il n’était plus possible de considérer que « l'imputation d'une infidélité conjugale serait à elle seule de nature à porter atteinte à l'honneur ou à la considération. » Ce que l’on pourrait appeler la jurisprudence DSK.
Pour justifier cette décision énorme, la Cour s’est contentée de faire vaguement référence au fait que l’adultère était dépénalisé depuis quarante ans et à « l’évolution des mœurs » et des « conceptions morales. »
Ce que cela signifie, en clair, c’est que les plus hauts magistrats français, ceux qui sont chargés par exemple de statuer sur les plaintes en diffamation qui visent tout ce qui pourrait porter publiquement atteinte à notre honneur et à notre considération, n’ont absolument aucune idée de ce que peut bien être l’honneur. Pour eux l’honneur n’est rien d’autre que l’approbation sociale, qui elle-même n’est que le goût ou le caprice du moment. Les mœurs et les conceptions morales « évoluent », on ne sait pourquoi, et cela est d’ailleurs sans importance puisqu’il est évident que les unes et les autres n’ont strictement aucun fondement naturel, permanent.
Dans un accès de modestie qui ne leur est pas habituel, les membres de la Cour de Cassation se donnent donc le rôle de simples girouettes, chargées d’enregistrer les variations du vent. On serait presque tenté de les féliciter pour cette brusque tempérance, même excessive, si l’on ne soupçonnait pas qu’en réalité nos gouvernants en robe d’hermine se considèrent plutôt comme une sorte d’avant-garde du progrès et qu’ils prennent un malin plaisir à choquer les conceptions morales de l’homme du commun.
« Qu’est-ce que l’honneur ? un mot ; et qu’est-ce que ce mot, l’honneur ? Ce qu’est l’honneur ? Du vent. »
Voilà, à lire son récent arrêt, toute l’idée que la Cour de Cassation se fait de l’honneur.
Apprenons donc à nos modernes Falstaff que l’honneur, bien qu’il ait ses caprices et ses bizarreries, enfonce ses racines profondément dans le cœur humain et que l’homme est le seul animal qui rougisse, ou qui aurait besoin de le faire. Et rappelons leur pourquoi l’adultère est un acte considéré honteux, quand bien même il serait pratiqué par 90% de la population (ce qui, en dépit de ce que sous-entendent les juges de la Cour de Cassation, est très loin d’être le cas. Ainsi, les études les plus récentes montrent que, aux Etats-Unis, 90% des femmes hétérosexuelles et plus 75% des hommes hétérosexuels n’ont jamais eu d’aventure extra-conjugale. Un chiffre impressionnant à une époque où, théoriquement, les moyens de contraception permettent une sexualité totalement « sans risques » et où la loi ne sanctionne pratiquement plus l’adultère, même dans une procédure de divorce).
L’homme est le seul animal qui ait le sens de sa propre dignité, et ce sens que l’homme a naturellement de sa dignité est intimement lié à la notion de maitrise de soi, à la capacité à résister à la nécessité, que celle-ci soit physique ou psychologique. C’est ainsi que nous associons spontanément la stature verticale, qui défie la gravité, avec la notion de dignité. Un homme véritable se « tient droit », particulièrement dans la tourmente. A l’inverse, courber l’échine, ou pire se coucher, sont des signes universels d’humilité, ou d’humiliation, ou de défaite.
De la même manière, lorsque François 1er écrit à sa mère au soir de la bataille de Pavie : « Madame, pour vous avertir comme se porte le reste de mon infortune, de toute chose ne m'est demeuré que l'honneur et la vie qui m'est sauve », il veut dire qu’il n’a pas fui et qu’il s’est battu jusqu’à la limite de ses forces, seul au milieu de la débâcle. Il n’a cédé qu’à la plus extrême nécessité, et son honneur est donc sauf.
De même enfin, ceux qui de nos jours réclament le droit de « mourir dans la dignité », réclament en fait le droit de demander qu’on les aide à mourir lorsqu’ils le voudront, c’est-à-dire de maitriser l’instant de leur mort. Que cette demande à être assistés dans leur suicide soit légitime ou non n’est pas ce qui nous intéresse ici. Seul compte le fait de mettre en lumière certains invariants de notre sens de l’honneur.
A cette lumière il est aisé de comprendre pourquoi la sexualité est toujours particulièrement problématique pour notre sens de la dignité, pourquoi elle est si fort attachée à la notion d’honneur, jusque dans ses errements et ses excès, bien sûr. Notre caractère sexué - comme marque de notre mortalité, de notre imperfection, de notre dépendance - est par lui-même une atteinte au sens de notre dignité, et ce sens a besoin d’être rétabli, notamment par la certitude, parfois peut-être exagérée, que nous ne sommes pas gouvernés par notre braguette. Parce que la sexualité alarme naturellement notre amour-propre, il est inévitable qu’elle soit liée à la honte, à la jalousie, à l’honneur, à la conquête et à la défense.
Un homme qui ne peut ou ne veut discipliner ses pulsions sexuelles est un homme qui mérite du mépris pour cela même, à moins qu’il ne soit un grand malade à enfermer, cas très rare. Et il est méprisable à peu près pour la même raison que, partout et toujours, les prostituées sont méprisées. Avec même sans doute une dose de mépris supplémentaire, car si les prostituées ont souvent l’excuse d’une certaine nécessité pour faire ainsi commerce de ce qui a besoin de la protection de l’intimité, de la confiance et des sentiments réciproques pour ne pas « alarmer notre pudeur », l’homme ou la femme qui se laisse gouverner par ses parties basses se laisse dominer par le plaisir, ce qui, dans l’échelle du déshonneur, est la chose la plus déshonorante qui soit car celle à laquelle il devrait être le plus facile de résister.
L’adultère est encore autre chose, car il suppose en plus la trahison d’une promesse, d’un engagement solennel. Il est donc, a priori, doublement déshonorant. Il a pour lui le déshonneur qui s’attache au fait d’être mené par ses parties basses, et d’être incapable de respecter la parole donnée. Double abandon, double indignité. Bien sûr, parfois, l’adultère peut être la conséquence d’un grand amour et, ou, d’un très mauvais mariage, auquel cas il peut sans doute trouver des circonstances atténuantes du point de vue de l’honneur. Mais si parfois l’adultère peut être excusé, il est toujours un acte qui a besoin d’être excusé, et donc un acte contraire à l’honneur. Il va sans dire que l’adultère en série ne saurait bénéficier d’aucune excuse.
A quoi l’on peut ajouter que l’adultère se fait souvent au détriment d’autrui, auquel cas il s’apparente  à la fois à un vol et à un abus de confiance. Celui ou celle qui est prêt à violer ses engagements solennels envers l’une des personnes censée lui être le plus cher n’a, en effet, pas de raison de se limiter à la partie célibataire de la population, à moins que ce ne soit par peur des maris ou des femmes jalouses, ce qui est peut-être moins destructeur socialement mais certainement pas moins déshonorant. Au contraire, peut-être.
N’en déplaise à nos éminents juges, l'imputation d'une infidélité conjugale est donc bien à elle seule de nature à porter atteinte à l'honneur ou à la considération. Même à une époque où la « liberté sexuelle » est censée être la règle. Même si la loi ne sanctionne plus l’adultère en tant que tel. Il est bien des choses que le législateur peut choisir, sagement, de laisser en dehors du domaine de la loi, sans pour autant qu’elles soient indifférentes. La loi est une merveilleuse invention, mais elle est aussi parfois un instrument trop grossier pour qu’il soit prudent de l’employer si l’on peut s’en dispenser. Les mœurs ne sont pas faites pour les chiens.
A quoi il faut ajouter, bien sûr, que l’adultère, par l’incertitude qu’il introduit dans la filiation, par la jalousie qu’il génère, par la méfiance qu’il induit, est profondément destructeur de la famille, et du lien social en général. Et certainement, il n’est ni moral ni honorable de contribuer à diffuser un poison violent dans le corps social. Tout ceci est tellement évident que même un collégien pourrait le comprendre. Un collégien, mais pas un juge à la Cour de Cassation.
Un collégien comprendrait aussi que les mœurs n’évoluent pas toutes seules, mais sous l’influence notamment des changements législatifs, des opinions publiquement exprimées des gens influents, ou encore sous l’influence des décisions rendues par des juridictions suprêmes. Un collégien comprendrait donc qu’une décision comme celle dont nous parlons risque fort d’avoir une grande influence sur les mœurs de la population, et une influence entièrement négative. Un collégien, mais pas un juge à la Cour de Cassation.
Etrange situation que celle où de graves magistrats se révèlent moins clairvoyants que des enfants de treize ans. A moins, peut-être, que ces graves magistrats ne comprennent fort bien ce qu’ils sont en train de faire, et qu’ils se réjouissent secrètement de pouvoir contribuer à la « déconstruction » des « normes bourgeoises » et à l’avènement d’une société « sans tabous », ou autres choses du même genre. Il y a des précédents, assez nombreux même.
Peut-être les juges ayant rendu cette décision trouveraient-ils ces accusations infamantes et attentatoires à la dignité de leur fonction. Cela prouverait du moins que, lorsque cela les concerne, l’honneur n’est pas que du vent, et il est vrai que, de manière générale, les magistrats sont particulièrement sourcilleux en ce qui concerne le respect dû à leur fonction. Cela devrait plutôt nous réjouir que nous indigner.
L’incohérence est une marque de faiblesse d’esprit ou de caractère, mais elle est encore préférable à la cohérence dans la malignité.

mercredi 13 janvier 2016

Féminisme et antiracisme sont dans un bateau...




Il était évident depuis longtemps que le féminisme devrait entrer en collision un jour où l’autre avec le multiculturalisme. Importer en masse sur le sol européen des populations aux mœurs « patriarcales », pour reprendre le vocabulaire féministe, ne pouvait manquer de finir par poser quelques problèmes pour la société sexuellement neutre dont rêvent les féministes certifiées.
La question qui se posait aux esprits un peu clairvoyants était dès lors : lorsque surviendra le choc inévitable, qu’est-ce qui l’emportera, du féminisme ou de l’antiracisme ?
Après les agressions sexuelles de masse ayant eu lieu à Cologne, la contradiction au sein du projet progressiste a été exposée en pleine lumière, de sorte que plus personne ne peut sérieusement feindre de l’ignorer.
Et la réponse à la question semble bien être : en cas de conflit l’antiracisme l’emporte sur le féminisme, comme le montre par exemple la réaction de l’über-féministe Caroline de Haas sur Twitter : « Ceux qui me disent que les agressions sexuelles en Allemagne sont dues à l’arrivée des migrants : allez déverser votre merde raciste ailleurs. »
Bien entendu, il existe aussi de nombreuses femmes (et hommes) qui se disent féministes et qui alertent sur le fait que l’importation massive de populations arabo-musulmanes représente un danger pour le projet d’égalité des sexes, bref qui ne se voilent pas la face devant la source réelle du péril.
Mais il est à craindre que cette tentative de faire prévaloir le féminisme sur l’antiracisme soit vouée à l’échec. C’est que le féminisme « modéré » dont il est question est en réalité un féminisme incohérent, qui tente, souvent sans le savoir, de mêler des conceptions incompatibles.
En témoigne par exemple ce paragraphe extrait de l’article en lien : « L’égalité entre les hommes et les femmes est un acquis fondamental de notre civilisation. La France est le pays où la conversation de salon entre hommes et femmes émerveillait les observateurs étrangers au XVIIe siècle. C’est aussi la patrie de Simone de Beauvoir, qui a produit le texte fondateur du féminisme au XXe siècle, où elle démontre que la place sociale des femmes (et non pas leur sexe ou leur sexualité) est une construction culturelle. »
Voir une continuité entre la mixité des sexes dans les salons de l’Ancien Régime et l’œuvre de Simone de Beauvoir, c’est ignorer que les deux sont diamétralement opposés. La première repose en effet sur la reconnaissance des différences naturelles entre les hommes et les femmes, alors que la seconde nie farouchement l’existence de ces différences : « on ne nait pas femme : on le devient. »
Depuis l’apparition des premières revendications féministes, grosso modo au début du 19ème siècle, le féminisme a changé de nature. Les premières féministes, comme Mary Wollstonecraft ou Olympe de Gouges, demandaient que les femmes puissent jouir des mêmes droits politiques que les hommes, qu’elles puissent elles aussi accéder à l’instruction, que les lois cessent de favoriser les hommes comme elles le faisaient traditionnellement.
Pour autant ces premières féministes n’affirmaient aucunement que les hommes et les femmes sont identiques. Elles reconnaissaient qu’il existe des différences naturelles entre les deux sexes, des différences non seulement physiques mais aussi psychologiques. Par conséquent le féminisme originel ne s’opposait pas à une certaine division sexuelle du travail, et notamment au rôle prépondérant des femmes au sein du foyer (même s’il voulait à l’évidence assouplir ces rôles).
Le féminisme à la Simone de Beauvoir prétend en revanche « émanciper » radicalement les femmes, c’est-à-dire les libérer de toutes les prétendues différences de nature entre les sexes, qui ne sont jamais rien d’autre que des « constructions sociales » destinées à opprimer les femmes. Le féminisme post-Beauvoir prétend libérer les femmes de la féminité, notamment en les incitant à pratiquer une sexualité « virilement indépendante » et en rejetant les contraintes de la maternité. L’avortement est un brevet de féminisme.
Cette différence essentielle entre les deux sortes de féminisme est la plupart du temps purement et simplement ignorée par les féministes « modérées », faute d’avoir une bonne connaissance de l’histoire du mouvement dont elles se revendiquent, ainsi que des questions philosophiques qui sont à l’origine de cette différence. Ainsi, dans la plupart des textes issus de cette mouvance, ne sait-on jamais clairement de quelle égalité il est question : est-ce l’égalité des droits, ou bien « l’égalité des conditions de vie » - ce que l’on pourrait appeler la société sexuellement neutre, dans laquelle hommes et femmes sont censés être interchangeables ?
Cependant, le fait même que cette question ne soit pas explicitement tranchée indique assez clairement que, au fond, les féministes « modérées » sont du côté de Simone de Beauvoir et non de celui de Mary Wollstonecraft, car il y a beau temps que l’égalité devant la loi réclamée par la seconde a été réalisée. En réalité, les féministes « modérées », elles aussi, rejettent l’idée qu’ils pourraient exister des différences naturelles entre les hommes et les femmes. Elles considèrent que l’égalité entre les hommes et les femmes n’est pas complète, car elles voient bien que, même au sein des sociétés démocratiques comme la nôtre, hommes et femmes continuent à montrer, de manière générale, des goûts et des talents différents, à se comporter de manière différente, ce qu’elles attribuent spontanément aux « stéréotypes sociaux » dont seraient victimes les femmes.
Et c’est à ce point que le féminisme, qu’il soit « modéré » ou pas, succombe inévitablement devant les revendications de « l’antiracisme ». Car « l’antiracisme » est lui aussi un rejet de la notion de nature humaine. Il n’est pas seulement l’affirmation que « les races humaines n’existent pas », il est plus largement l’affirmation que la nature de l’être humain est de ne pas avoir de nature, que l’être humain est un pur être de culture, bref que les individus sont malléables pratiquement à volonté, qu’ils peuvent devenir n’importe quoi pourvu qu’ils reçoivent la bonne éducation. Ce pourquoi mélanger les peuples ne saurait aucunement poser problème : un paysan anatolien musulman peut parfaitement devenir un Français (ou un Allemand, ou un Anglais, ou ce que l’on voudra) comme les autres, pourvu seulement qu’on lui inculque les bons principes (« républicains ») et qu’on lui offre les mêmes opportunités qu’à tous les autres, bref qu’on le protège des « discriminations. »
Pour le ou la féministe actuelle, hommes et femmes sont interchangeables, pour l’antiraciste les êtres humains sont interchangeables. L’antiraciste applique donc le même principe fondamental que la féministe, mais avec plus de cohérence. Si les évidentes différences entre les sexes ne sont pas naturelles et peuvent être effacées par une éducation et des institutions appropriées, pourquoi n’en irait-il pas de même pour des différences dont le caractère naturel est beaucoup moins évident, comme les différences de mœurs, de religion, de « culture » ? Sûrement, qui peut le plus peut le moins.
A l’inverse, émettre des doutes sur le fait qu’il soit possible de transformer autant de paysans anatoliens musulmans qu’on voudra en bon petits soldats de la République et du féminisme, c’est inévitablement mettre en doute le fait qu’il soit possible de transformer les hommes en femmes, et inversement. Qui ne peut pas le moins ne peut pas le plus.
Par conséquent, la féministe « modérée » est condamnée à élever de vaines protestations lorsque les impératifs de l’antiracisme commandent de ne pas voir ce que nous voyons, comme à Cologne, et à reconnaitre finalement, à contrecoeur, que tout cela pourra s’arranger avec plus d’éducation à la « citoyenneté » et au « respect. » Bref, le féminisme « modéré » est condamné à accompagner le désastre tout en le déplorant.
On a connu des positions plus confortables.
Toutefois, il est aussi possible, bien que peu probable, que la pression des événements et l’évidence du danger grandissant amènent les féministes « modérées » les plus intelligentes à réexaminer leurs positions, et à rompre avec le féminisme contemporain, qui, lentement mais sûrement, est en train de se transformer en complice de l’oppression bien réelle des femmes musulmanes, en attendant de donner sa bénédiction à l’oppression qui atteindra toutes les femmes d’Europe au fur et à mesure que les mœurs arabo-musulmanes gagneront du terrain.
Si cela était le cas, l’immigration de masse qui afflige l’Europe, et qui est si désastreuse par ailleurs, aurait été l’origine d’un grand bien, et nous aidant à sortir de l’utopie destructrice de la société sexuellement neutre.
Nous avons grand besoin de retrouver des rapports entre les sexes qui soient appuyés sur des principes plus raisonnables que ceux que nous professons actuellement. Peut-être la misogynie et la brutalité des mœurs arabo-musulmanes pourra t-elle y contribuer, paradoxalement. Il y a des exemples dans l’histoire, plus nombreux qu’on ne pense, où un bien sort d’un mal, et même d’un très grand mal. Ce qui ne diminue pas le mal, ni ne l’excuse, mais du moins permet de continuer à espérer que tout ne va pas systématiquement vers le pire.